Le Portugal

 

De St Marcel d'Ardèche (France) à Lagos (Portugal)

Date de départ 
Avril 2012
Date d'arrivée 
Avril 2012
Auteur 
sergeetmariefra...
Mon Camping-car 
HYMER B Integral
Mon équipage 
Avec mon épouse
Carnet de voyage Le Portugal
sergeetmariefrancoise

C'était notre premier voyage à l'étranger après des débuts de camping-caristes en 2011.

J'avais préparé le voyage pendant l'hiver.

Le guide "voir" Hachette sur le Portugal, a été décisif pour noter sur une carte (la 733 de Michelin) les lieux à visiter...

Bien entendu, il y avait beaucoup trop de choses à voir en un seul voyage. L'itinéraire projeté a donc essayé de concilier les lieux à visiter, le bord de côte, l'arrière pays.

Pour diverses raisons, nous avons décidé de partir par le Nord Ouest de l'Espagne, de visiter le Portugal du Nord au Sud, puis de rentrer par Seville, Grenade, Barcelone et le Sud Est de la France.

Nous étions pressés de partir, le camping- car était prêt et nous en avions marre de cet hiver qui n'en finissait plus ; fin mars, n'en pouvant plus, nous étions allés faire du vélo à Palavas pour conjurer ce temps qui ne voulait pas se mettre définitivement au beau.

Mais il y avait des élections en Mai...

Notre départ effectif a donc eu lieu le jour du deuxième tour des présidentielles.

Première halte à Gaudies en Ariège (France Passion), une ferme avec chevaux, poules, lapins, et des propriétaires franchement sympatiques. Nous avons mangé des asperges de la ferme et avons passé une nuit sous un ciel étoilé.

Le 7 Mai nous étions à Tarbes pour voir Capucine, notre petite fille et ses parents. Balade dans un beau parc public, petit restaurant et nuit sur l'aire de camping-car de Tarbes (aire privée que nous connaissons bien puisque ce doit être la quatrième fois que nous y allons). Cette aire est gardée, très bien entretenue, avec tous les services, pour 10 euros les 24 heures.

Puis avant de passer la frontière espagnole, une nouvelle halte" France Passion" à Saint Pée-sur-Nivelle (Pyrénées Atlantiques) chez des producteurs de fromage de brebis. Nous avons visité le labo de fabrication et avons partagé l'achat d'une tome de fromage avec un autre camping- cariste qui s'était arrêté pour la nuit comme nous.

Tout va bien, sauf que notre télé et notre internet ne fonctionnent pas...nous contactons notre concessionnaire (Raiola à Bouc-Bel-Air) qui nous dirige sur un établissement de Bayonne qui nous répond qu'il pourra nous dépanner sous deux/trois jours...nous poursuivons donc notre chemin en nous disant que le monde avait changé...

9 Mai, nous passons la frontière à hauteur d'Hendaye, et prenons l'Autoroute AP 8, A8 qui nous mènera jusqu'au premier camping espagnol de Ruiloba à l'ouest de Santander (camping ACSI n° 2036, 16 € à ne pas recommander), on ne se souviendra que du prix prohibitif de la wifi à 8 euros les deux heures, et à une mauvaise odeur qui nous faisait penser qu'un épandage de lisier était en cours à proximité du camping. Même le restaurant du camping ne nous a pas inspiré.

10 mai, Cudillero (ACSI n°1951; 16 € au bord de l'Océan... enfin presque...) en fait, un camping à deux kms de la plage par une route sinueuse, pentue, mais à l'ombre des eucalyptus ...Nous sommes descendus et avons marché les pieds dans l'eau sur la grève. Précision, il existe au bord de la plage un grand parking qui, hors saison, peut certainement dépanner pour une nuit.

C'est là que je me suis aperçu que j'avais oublié ma carte de réduction ACSI à la maison (heureusement, j'avais demandé et amené la carte "Passeport ACSI").

Pour visiter Saint Jacques de Compostelle, nous avons opté pour le "Camping as Cancelas" à SANTIAGO à 25,60 €, avec bus à proximité qui nous a déposé en centre ville.

Le monde est petit...j'ai retrouvé un ancien collègue de travail, que je n'avais pas revu depuis trente ans...

La cathédrale est superbe ; on ne peut s'empêcher de penser au film "St Jacques La Mecque" quand on regarde l'ostensoir et qu'on l'imagine se balançant dans la travée. Le parvis de la cathédrale était occupé par des pèlerins, souvent des jeunes, venus à pieds, ou à vélo. Mais à cette saison, il n'y a pas foule.Nous avons parcouru les célèbres rues où nous croisons les pèlerins. Globalement, nous avons trouvé que ça valait le détour.

12 mai, nous prenons la nationale 550 en direction de la frontière portugaise jusqu'à Valença do Minho, puis la N 13, en longeant le Rio Minho. Un peu déçus que la route ne soit pas plus près du fleuve....

Le camping ACSI de Viana do Castelo n° 2061 ; 16 €, est situé au bord de l'Océan (accès direct depuis le camping)...Nous avons décidé d'aller visiter la Sierra Pénéda (terre ancestrale de notre gendre), jusqu'à Ponte da Barca, c'est une route à deux fois deux voies gratuite.

Je suis obligé de faire un aparté, pour parler des infrastructures routières de l'Espagne et du Portugal...Quand j'étais petit, les voyages scolaires se faisaient en Espagne...quelle ne fut pas ma surprise, quarante à cinquante ans après, de voir toutes ces belles réalisations (des viaducs comme s'il en pleuvaient, des autoroutes, des routes à quatre voies, tunnels, etc..) L'Espagne et le Portugal ont profité ces dernières décennies de financement très importants (Europe?).

Nous avions mission d'aller voir le petit village de Boucas Donas, non loin de Arcos de Valdevez. Malgré la carte Michelin n°591 Portugal Nord au 1/300 000, nous n'avons pas repéré ce village...alors GPS... Pioneer Avic-F930BT...une adresse bidon et nous voilà partis...La route est très belle, on se croirait en Haute Ardèche, nous traversons un village, Carracolva où se tenait la fête du village, ou une kermesse.. ; nous demandons notre route, sans grand succès, nous poursuivons en faisant confiance à notre GPS..., mais la route se rétrécit, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un magnifique panorama, au milieu de la nature sans aucune circulation..après quelques temps où le GPS jette l'éponge, nous décidons de redescendre et abandonnons la recherche du village (tant pis pour notre gendre). Sans regret, la région est très belle, on peut certainement en hors saison faire du camping sauvage à Arcos de Valdevez sur les parkings situés en rive gauche de la rivière au pied de la ville assez sympa à visiter.

Nous voulions voir Bom Jesus, Barcelos, Braga, et Guimaraes, nous nous sommes donc installés au camping municipal de Braga (13,62 €) pas de wifi...

Bom Jesus do Monte, un sanctuaire religieux, très étonnant, un escalier baroque qui dessert des chapelles où l'on peut voir à l'intérieur la représentation du chemin de croix de Jesus. Des fontaines situées au centre des paliers de chaque envolée de marches, représentent les cinq sens...Il y a un funiculaire qui permet d'échapper à la montée des marches, et d'apprécier le site en descendant à pied..mais hors saison, le funiculaire ne fonctionne que vers onze heures du matin...Nous avons noté un manque d'entretien général, sauf peut être dans la partie haute (hôtel) ; toujours hors saison le camping sauvage est très certainement possible sur les parkings situés au pied du sanctuaire.

Barcelos et la légende du coq...on ne vérifiera pas la légende, mais on pourra constater qu'elle participe à l'essor touristique de la ville et, plus tard, au pays entier.

Guimaraes, quelques belles églises, places anciennes bordées de restaurants, ambiance décontractée, ambiance populaire autour de tous les commerces de centre ville, ambiance qui n'existe plus en France (une demi douzaine de coiffeurs dans un rayon de cinquante mètres).

Toujours cathédrale et églises à visiter à Braga, en se promenant dans les rues parfois étroites. Nous profitons du beau temps, et de ce mois de Mai où ce n'est nullement la cohue ni dans les sites à visiter, ni dans les restaurants.

Un autre aparté pour témoigner qu'il n'est pas nécessaire de se casser la tête pour prévoir les repas dans le camping-car, le prix moyen d'un repas au restaurant au Portugal est d'environ 10 € vin et café compris...(on a mangé pour 5,50 € par personne...) On peut noter également la gentillesse des Portugais, qui s'est vérifiée tout au long du parcours.

15 mai, Amarante, parque de campismo Penedo da Rainha 17,74 €, sensation étrange dans ce camping désert..(encore un aparté pour expliquer que les campings au Portugal sont vides en cette saison et que néanmoins quand on s'approche, ils paraissent pleins...Il faut dire que les Portugais laissent leur caravane avec l'auvent toute l'année et ne la rejoignent qu'à la belle saison pour les W.E et les vacances d'été. On peut donc se retrouver dans un camping qui semble presque complet et être pratiquement seul avec les inconvénients la piscine est vide, un seul bloc sanitaire fonctionne, etc...)

Ce matin, Marie Françoise se réveille avec les yeux gonflés, depuis quelques jours déjà elle était embêtée par une allergie quelle soigne avec plus ou moins de résultat. La dame du camping nous explique qu'il faut aller au centre de consultation médicale..c'est de là, qu'on prend un billet pour les urgences de l'hôpital...je ne m'étendrai pas, c'est comme en France...une femme médecin originaire d'un pays de l'Est de l'Europe aidée par un interprête soigne Marie Françoise avec une efficacité redoutable, (piqures et ordonnance), et nous voilà sortis juste pour aller manger dans un petit restaurant qui était complet, mais dont le patron à eu vite fait de regrouper des habitués pour libérer une table. Le camping-car était resté garé non loin de là sur un parking de supermarché.

Pour visiter Porto, nous avons établi notre base au parque de campismo da Madalena (Orbitur), ACSI n°2073 16 € où nous sommes restés deux nuits.

15 mai, nous prenons le bus 906 après avoir traversé un chantier d'enrobés juste devant le camping (s'est vrai que l'odeur du bitume me manquait..) 32° dans une ville où les rues sont en pente, sauf les bords du Douro..comme s'est sympa ces vieux trams du siècle dernier (un seul wagon) sur trois lignes différentes..une d'entre elle nous a amenés jusqu'à l'embouchure du Douro, une autre dans les quartiers anciens de la vieille ville épargnés par le tremblement de terre de 1755. Toujours de sympatiques restaurants pas chers...sardines grillées au petit restaurant des halles..

Toujours cette sensation de sécurité, les Portugais sont des gens accueillants, souriants, les regards sont francs, la vie se déroule à un rytme normal, on est bien, on se laisse vivre. Il ne faut surtout pas faire l'impasse sur Porto qui est très représentative de l'ambiance Portugaise. Nous avons suivi le guide "Hachette" en trams et à pied et c'est très fatiguant.

Un autre aparté : nous avions décidé de ne pas amener nos vélos électriques en se disant que la topographie n'était pas favorable. C'est vrai, néanmoins parfois ils nous ont manqué. En général nous cherchions un camping à proximité des villes à visiter et desservi par des bus (ça a toujours fonctionné, c'est néanmoins fatiguant, onéreux, contraignant par rapport aux horaires du dernier retour, la nuit après un bon dîner...mais il reste les taxis (pas cher)...Bien sûr nous avons vu quelquefois des camping-cars dans les villes, voire dans les centres ville.. mais je n'ai jamais osé..certainement que si on devait refaire un voyage au Portugal, on serait plus téméraire, mais il y a tant d'autres pays à visiter...

18 mai, notre première et seule nuit en sauvage dans la haute vallée du Douro. Nous étions partis tôt ce matin-là dans la vallée du haut Douro. Toujours pareil, la recherche d'un village, Coleja, qui ne figurait pas sur notre carte mais dont nous avions repéré l'emplacement sur Google terre. Notre GPS est mis à nouveau à contribution, le village, ok,le nom de la rue ? inconnu, nous rentrons donc une rue de la liste, et vogue la galère...nous allons jusqu'à Vila Réal, visitons, puis poursuivons notre route par Mirandela, Macedo, et prenons la N 102 plein sud vers le Douro.

A proximité de Pocinho, nous avons senti que quelque chose n'allait pas. Nous venions de franchir le Douro, allions nous retrouver rive gauche alors que notre village se situait rive droite...mais GPS oblige, nous suivons la voix de cette femme que nous ne connaissons pas. Dans Pocinho, le GPS nous amène dans le dépôt de la gare. Nous le forçons un peu et empruntons une petite route par Sto Amaro, Mos. Et là force est de constater qu'il n'y avait pas de pont pour franchir le Douro. Cette belle petite route était un cul de sac et aboutissait à une gare et une auberge.

Coleja était en face...c'était la fin d'après midi..., nous décidons donc d' attendre le lendemain matin pour refaire le tour. Très vite le couple d'aubergistes à qui nous demandons notre chemin pour demain matin, nous dit que nous pouvons passer la nuit devant la petite gare sur la place de l'auberge. Nous leur demandons si nous pouvons dîner. Toujours cet accueil hyper chaleureux...Le porto aidant, nous leur racontons pourquoi nous voulons aller à Coleja, et à partir de là, la femme de l'aubergiste saute sur son téléphone et nous organise notre journée du lendemain. Le repas fut excellent et bien arrosé, toujours pour un prix qui met de bonne humeur. Une nuit sous les étoiles, et nous voilà prêts pour aller à Coleja. Rendez-vous avait été pris avec l'oncle de notre neveu à Senhora da Ribeira ,lequel devait nous amener à Coleja en voiture car non accessible en camping-car. Et nous voilà repartis, le GPS pour le fun, les yeux de Marie-Françoise rivés sur la carte où nos aubergistes nous avaient situé tant bien que mal le village.

Tout se passait bien, nous avions fait en sens inverse le parcours de la veille, nous nous gorgions de paysages faits d'oliviers, d'orangers, de citronniers, etc. On trouvait que la vie était belle à la retraite...Les villages que nous traversions n' avaient souvent que la rue principale, presque toujours escarpée ; c'est une région de collines, pour ne pas dire de petites montagnes, et nous poursuivions notre route à faible allure, mais rien ne nous pressait, notre R.V était pour le début d'après midi. Et ce qui devait arriver, arriva: lors de la traversée de Vilarinho da Castanheira, sur une rue en pavés, en angle,, deux balcons en encorbellement se faisaient face, et au lieu de renoncer, aidé par les conseils d'un habitant je persistais jusqu'à ce que les deux rétroviseurs touchent des deux cotés.

Après quelques sueurs froides, quelques signes de mauvais humeur dont il faut très vite que je me guérisse, nous refaisons à nouveau le chemin inverse. Cette fois nous remontons jusqu'à Vila Flor et empruntons la N 214 qui nous amènera à Carrazeda de Ansiaes, et nous descendrons tranquilement vers le Douro, via Seixo de Ansiaes et Ribeira.

Nous n'avions jamais vu autant d'orangers, et moi j'étais très étonné de voir les oranges sur les arbres (je croyais qu'on les ramassait en octobre/novembre....)

La vallée du haut Douro est magnifique, les vignes en espaliers pour fabriquer essentiellement le Porto, les oliviers et les arbres à agrumes...un paradis.. surtout pour nous, car quand nous avons parlé avec le membre de notre famille (par alliance), nous avons constaté que la situation était beaucoup moins idyllique que nous pensions. Les caves de Porto sont majoritairement détenues par les Anglais, le raisin est acheté au plus bas prix, pour les olives et les oranges, c'est apparemment la dure loi du marché (quatre kilos d'oranges sont vendus un euro dans les supermarché.s..nous avons acheté de l'huile d'olive pour treize euros les cinq litres...)

Visite de l'exploitation de la famille de notre neveu ; si la maison n'a pas grand cachet, sa situation sur une petite colline surplombant le Douro, entourée de vignes, d'oliviers et d'orangers est époustouflanet de beauté et dégage un tel bien être qu'on se plairait à croire que c'est le paradis. On nous invite à rester quelques jours... mais pourrons-nous repartir ?.. Nous avons goûté le Porto de leur fabrication, l'authentique, nous avons rempli la soute d'oranges cueillies à l'arbre, nous avons remercié nos hôtes et avons repris notre chemin.

20 mai,nous avons rejoint le bord de l'océan (mais l'eau est toujours aussi fraîche), nous avons stationné au camping de Gala à Figueira da Foz 16 € ACSI n° 2068. Cette nuit, forte pluie et abaissement de la température d'environ 10°. C'est là qu'il manquait les vélos...

21 mai, campismo municipal de Coimbra 18,21 €. Toujours en bus et à pied, visite de Coimbra...je vous le dis tout de suite, on a été déçu. Ville sale, centre-ville désert (les étudiants avez fini leur année, et d'autres participaient à un tournoi de foot). L'arrêt bus est devant le camping, nous avons visité des jardins, le quartier des facs, les ruelles où sont signalés les appartements occupés à plusieurs par les étudiants...Déjà quelques airs de Fado au détour de rues..En périphérie de la ville beaucoup de programmes immobiliers arrêtés....

22 mai, Municipio de Tomar, 12 € avec wifi gratuite, en centre ville à côté du stade...super. Visite de la ville diner au restaurant Le Luz 11 € par personne..bravo.

Le matin nous n'avons pas échappé à la visite de Fatima (en fait je dit nous, mais moi j'ai laissé Marie Françoise y aller seule) Un mauvais réflexe de peur de se faire cambrioler, alors qu'il s'est avéré que nos soupçons s'étaient portés à tort sur des travailleurs des travaux publics (honte à nous...)

Il est à noter que Fatima dispose de nombreux vastes parkings, (route de Lisbonne) où hors saison on doit pouvoir stationner une nuit en sauvage.

Je ne peux pas parler de Fatima, puisque je ne l'ai pas vu (je préparais le repas dans le camping-car à l'ombre d'un arbre), mais il semblerait que ça concerne les croyants, comme Lourdes..,

23 mai, camping Vale Paraiso à Nazare 15 € (Camping chèque) bus devant le camping (la ville est à trois kms) pour aller en ville. Là, les vélos nous manquent. La plage est immense, en préparation (un bull étend le sable), les femmes sont assises sur une chaise et proposent des chambres en location...Il y a plus de monde sur la cote que dans l'arrière pays...La chaleur humaine n'est pas la même...

En allant de Nazare à Ericeira,nous nous sommes arrêtés à Mafra, et avons visité le palais royal (6 € par personne, et parking payant..on prenait quatre places de voitures, mais la policia a été indulgente). C'était le palais d'été des rois du Portugal, palais/monastère. On visite les cellules, la salle des malades (qui rappelle l'Hôtel Dieu de Beaune en Côte d'Or).On a appris que la chambre du roi était à 532 m de la chambre de la reine... alors on s'est consolé de nos lits jumeaux distants de moins d'un mètre..et en plus transformables en un super grand lit....mais je m'égare..

Ericeira, joli village de pêcheurs qui a gardé un charme fou avec ses maisons blanches qu'on croirait repeintes pour notre arrivée.Il fallait bien que quelque chose foire, ce fut le repas au restaurant "Prim"5, rue de Outubro (Le Routard), ne vous y arrêtez pas.

24 mai, pour visiter Lisbonne, nous avions prévu initialement de nous poser au camping le plus proche "Monsanto", et puis on ne sait pourquoi, nous nous sommes arrêtés au camping do Guincho à Cascais ACSI n° 2063 16 €. Joli camping avec piscine en eau, salle avec wifi un peu capricieuse, plage à un km environ, et Lisbonne via train + bus. Avec les attentes, il faut compter environ deux heures pour l'aller et deux heures pour le retour avec le dernier bus vers 22 heures (ce qui veut dire qu'après une soirée Fado on est rentré en taxi, moins cher que le bus ! ). Lisbonne ne déçoit pas. En sortant de la gare, le premier jour nous avons acheté deux abonnements transports à 25 euros € (bus, trams, funiculaires, bus à plateforme), et avons parcouru la ville confortablement assis. Le deuxième jour, nous avons ciblé ce que nous voulions voir en particulier... et il y en a ! Nous avons déjeuné et dîné dans divers petits restaurants "économiques", c'est doux...bien entendu il faut aussi marcher, dans ces petites rues en pente aux façades rehaussées par le linge multicolore qui semble attendre qu'on le regarde.Nous avons parcouru le quartier Alfama, Baixa, Chiado, Bairro Alto, et bien sûr Belem où nous avons découvert un restau exceptionnel, au pied de la passerelle qui permet de franchir l'Avenida da India..

Bien sûr, nous avons suivi le coseil du Routard et avons emprunté les lignes 28, 25, et 12 de l'electrico...c'est très dépaysant...sauf qu'il y a un trop plein de passagers (un aparté : plus personne ne se lève pour donner sa place à une femme, une personne âgée, c'est dommage..) Nous avons pris le funiculaire de Lavra et visité le jardin do Torrel avec une splendide vue sur la ville.

Bien entendu nous tenions à notre soirée restau/fado, les guides indiquent globalement le quartier qui comprend plusieurs rues où on sent bien que c'est un peu attrape touristes...(rues Gaveas,Noticias, Atalaia) après être passé et repassé, nous avons opté pour un bar à vins "Alfaia" rua Diario de Noticas (entre le Bairro Alto et le Chiado. Superbe vin blanc de Lisbonne, saucissons chauds et Fado en fond sonore, nous avons passé une soirée superbe et sommes rentrés en train puis en taxi.

Lors de la première journée, nous avions suivi une manifestation bon enfant du parti communiste Portugais qui semblait revendiquer contre l'austérité gouvernementale, mais très honnêtement, nous n'avons pas senti la crise dans ce pays, un peu comme en France à l'exception bien sûr de ceux qui ont perdu leur travail.

28-29 mai à Evora au camping ACSI n°2066 à 16 €.Le camping-car avait fière allure en franchissant le Tage sur le pont du 25 Avril...en quittant Lisbonne, la route jusqu'à Evora nous à fait découvrir les grandes étendues céréalières La ville d'Evora mérite le détour, ville fortifiée, avec de nombreuses églises, une cathédrale (payante pour visiter ainsi que le cloître), vestige d'un temple romain du 2ème siècle après Jésus-Christ. Déjeuner à l'ombre d'un passage vouté pour 10 € par personne avec du vin de qualité, d'ailleurs par notre enthousiasme, nous avons attiré deux couples de Français.

Au camping nous avons bien profité de la piscine.

Nous rejoignons Beja au milieu des oliviers, des plaines céréalières, et des plantations de chênes-lièges.

Beja vaut aussi le détour, ne pas louper la visite du Musée Régional installé dans un ancien couvent en centre ville... magnifique, ainsi que le donjon qui signale une porte de la ville. Ville de taille moyenne où il fait bon flâner..

Par contre le camping de Beja ne mérite pas qu'on s'y attarde.

31 mai, Vila Nova de Milfontes camping 14,49 €.. parce qu'il faut s'arrêter quelque part!

C'est un joli village de bord d'océan, une belle plage où je me suis baigné...jolies maisons, jolies églises, petite auberge à tapas...

Objectif, cap St Vincent (la pointe de l'Europe), ça ressemble à la pointe du Cotentin avec les marchands du temple en plus...il est très difficile de trouver des endroits vierges.

01 juin 2012, Lagos, campismo de Valverde ACSI n° 2069 16 € à sept kms de la ville. Le bus nous amène au centre ville, nous parcourons la promenade à pied, en regardant les bateaux...nous nous arrêtons pour regarder le marché aux poissons. Quand on quitte le port, et qu'on s'enfonce dans la vieille ville, on est tout de suite sous le charme. Places magnifiques, où ne disputent au ciel bleu que des arbres aux fleurs violettes. L'église Santa Maria est très sobre dans sa décoration.

Dernier camping portugais, et nous passerons en espagne. Campismo de Quarteira ACSI n°2075, 16 € à environ 1km de la plage (les vélos nous manquent...)

Le 3 juin, camping Villsom à Dos Hermanas 21,62 € à 2 kms environs de Séville. Nous sautons dans un bus et visitons la ville (une partie de la ville). Les monuments sont très beaux, les avenues sont larges, beaucoup de jeunes, on se croirait à Montpellier, trams modernes, circulation partagée avec les vélos, les rollers, les transports en commun. Visite des arènes de Séville où ont toréé les plus grands matadors...visite de la cathédrale...

4 juin, camping "El Brillante" à Cordoue 31,50 €, ne mérite pas qu'on s'y arrête... Bien sur nous avons visité la cathédrale (payant évidemment), nous avons parcouru la ville sous un soleil de plomb.. et avons été pris pour des touristes lors du repas de midi...quelque chose que je supporte très mal...heureusement ce fut rare durant ce voyage.

4 et 5 juin, camping Nevada à Grenade 30 € la nuit..La route entre Cordoue et Grenade, c'est d'oliviers à perte de vue. Je n'imaginais pas que c'était possible ; à un moment, n'en pouvant plus, nous nous sommes arrêtés dans une cave coopérative et avons acheté de l'huile..nous habitons l'Ardèche provençale nous croyons être dans un pays d'olives, nous achetons notre huile à la cave coopérative de Nyons ( Drôme), et comme des bobos nous la payons le prix fort, plus de quinze euros le litre....ici elle est sept fois moins chère...Donc, le voyage est passé sans histoires, et nous voilà visitant Grenade. Premier jour, tour d'horizon, achat d'un guide de Grenade, balade dans les rues. On a vite compris qu'il ne fallait pas louper la visite de l'Alhambra, et notre crainte était de ne pas trouver de place...Donc en première heure, le matin, bus n°3 pour le centre ville "la cathédrale", puis le midi bus n° 30 pour l'Alhambra. Pas de problèmes pour obtenir des billets. La visite a été féérique, tant à l'intérieur que les jardins extérieurs, tout ça perché sur une collne dominant la ville.

Il y a toujours eu des riches et des puissants...et le petit peuple.

Journée magnifique que nous avons poursuivie par une dégustation de tapas" haut de gamme". Nous sommes rentrés dans ce restaurant, et tout de suite le patron est venu vers nous en nous disant qu'il allait s'occuper de tout, que nous n'avions qu'à lui dire stop lorsque nous serions rassasiés. Ca nous rappelait Venise où nous avions connu à peu près la même situation. Nous sommes ressortis enchantés.

6 juin, Oropesa del mar, camping Didota 17 € au tout bord de la mer, et cette fois c'est la Méditerranée, et elle est chaude.Nous abattons des kms, et souvent les villes nous effraient par leur gigantisme (c'est Dubai en Espagne, et c'est effrayant).

7juin, Camping 3 Estrellas (camping chèque) 15 € la nuit, nous resterons deux nuits pour pouvoir nous promener dans Barcelone. Bien sur nous revisiterons la Sagrada Familia de Gaudi. Là encore les vélos nous manquent...

Retour en Ardèche d'une seule traite, et bien contents de rentrer chez nous.

Quelques chiffres à retenir :

6040 kms parcourus, pas de problèmes techniques, consommation de carburant 12 litres aux 100 kms.

Coût du voyage :

Carburant 1 000 €

Camping 600 €

Ravitaillement 600 €

Restaurants 600 €

Musées 300 €

Péages et transports 300 €

Cadeaux 300 €

Soit environ 3 700 euros dépensés

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