30 jours, 500 € : Paul et Galdéric relèvent le défi fou de créer leur van aménagé

À seulement 23 ans, Paul et Galdéric se sont lancé le défi hors norme de transformer un vieux Renault Master en van aménagé. Et pour compliquer la tâche, ils disposent de 30 jours et d'un budget de 500 €. Une aventure faite de débrouille, de rencontres et de liberté.

Ils se sont donné 30 jours et 500 € pour élaborer le van de leur rêve. C’est, à peu de chose près, ce qu’on peut lire en description du compte Instagram @_side.gp_. Paul et Galdéric, deux Lillois de 23 ans, sont à l’origine de l’initiative. Amis depuis le collège, ils viennent de terminer leurs études, le premier en architecture et l’autre en ingénierie. Avant d’entrer dans la vie active, ils ont eu l’idée d’initier un projet atypique en créant leur propre van aménagé avec un budget très serré.

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L'envie de voyager

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Derrière l’idée du van, il y a l’envie de voyager : « Je suis allé au Costa Rica, au Panama, en Colombie et j’ai fait un an d’Erasmus à Madrid, ce qui m’a aussi permis de découvrir l’Europe. Plus récemment, je suis allé en Indonésie et j’ai réalisé mon stage de fin d’études en Guadeloupe, détaille Galdéric. Paul, de son côté, a fait son échange universitaire au Mexique et son dernier semestre en Colombie. »

Au fil de leurs voyages, les deux amis font le même constat : sans moyen de locomotion, ils restent dépendants des bus et autres transports en commun : « La voiture donne une certaine liberté », affirme Galdéric. Après un EuropRaid en Peugeot 205 et un 4L Trophy, ils décident sur un coup de tête de passer le cap de la vanlife :

« Un soir, on est tombé sur une publication... un Renault Master T35 de 1990 à vendre. On est parti directement à Marseille sans attendre la réponse du vendeur, se rappelle le vingtenaire. Le propriétaire l’avait acheté pour en faire un fourgon de police de collection. Mais le projet avait été abandonné. Alors on l’a acheté en mauvais état et on a fait la route jusqu’en Haute-Savoie où on vit dernièrement ».

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Des négociations pour respecter le budget

Vendu à l’origine 1000 €, le véhicule est finalement négocié à 250 €. Dans la foulée, les deux amis créent une page Instagram dédiée à leur aventure : « Initialement, on souhaitait offrir une dernière aventure à ce fourgon, explique Galdéric. Mais grâce aux soutiens qu’on a reçus sur les réseaux sociaux, ça a pris une autre dimension. » Le duo rencontre notamment un mécanicien dans un village voisin qui les aide à la rénovation. Début décembre, les travaux commencent et en une trentaine de jours, la restauration touche à sa fin : « Le véhicule est ressuscité à présent », affirment-ils avec fierté.

Pour limiter les coûts, Paul et Galdéric se fournissent dans les déchetteries, en casses auto et recycleries, aussi bien pour la mécanique que pour l’aménagement intérieur. « On a utilisé beaucoup de bois et d’isolant. Au niveau du sol, on a décidé de mettre un bac à sable. Car en plus de rappeler la plage, ça nous isole », annonce l’étudiant en ingénierie. Ainsi, la pièce de vie est équipée de deux bancs, d’une table, de deux hamacs pour les nuits et... d’une tireuse à bière !

Du stand-up et des récits inspirants

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Mais l’aventure ne s’arrête pas là : « L’idée est maintenant de voyager en France en créant un bar ambulant orienté autour du stand-up. On veut aller dans les villes et donner la parole à des gens qui ont monté des projets en parallèle de leur carrière professionnelle », détaille Galdéric. Rénovation de maisons, voyages au long cours ou reconversion, « des projets qui sortent du métro-boulot-dodo. » À travers cette initiative, ils espèrent inspirer ceux qui hésitent encore à se lancer.

De cette rénovation express, Paul et Galdéric retiennent surtout une leçon : « On a appris qu’avec pas grand-chose et beaucoup de motivation, on peut faire de belles choses. On pense d’ailleurs que si on avait eu plus de budget, on aurait eu un van moins beau. Disposer de peu de fonds a permis d’aller rencontrer du monde et d’obtenir des aides précieuses. »

Un mois après le début du projet, les délais et le budget de 500 € ont été respectés. C’est désormais la route qui les attend. Pour commencer à fédérer une communauté autour de leur projet, les deux aventuriers prennent dès janvier la direction de leur ville natale : Lille.

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