L’information est un peu passée sous les radars pour certains, mais elle a son importance malgré tout : d’après le site gouvernemental rappel.conso, certains fourgons du groupe Rapido (Campérêve, Dreamer et Rapido) font l’objet d’un rappel constructeur. Cela représente quelques véhicules pouvant potentiellement présenter un réel problème de sécurité puisque touchant au système de freinage.
Principe de précaution
Avant toute chose, il convient de préciser qu’un rappel est une action normale dans le cadre de la suspicion d’un problème de sécurité sur les véhicules. Ils sont monnaie courante dans l'automobile et touchent parfois quelques véhicules de loisirs, comme ça a été le cas pour le 1.5 BlueHDi de Stellantis. En l’espèce, il s’agit tout d’abord d’un contrôle visuel pour vérifier si le véhicule est potentiellement dangereux, et doit donc être réparé, ou non.
De quoi s’agit-il ?
La raison de ce rappel tient à l’aménagement du véhicule (et non à la base mécanique). Lors de l’installation de la banquette de dînette, et en particulier de sa solide potence supportant les ancrages de ceintures de sécurité, il est possible que l’opérateur ai percé trop profondément le plancher et le foret ayant alors pu toucher, voire endommager, l’une des conduites de frein rigides courant sous le châssis pour rejoindre les freins arrière. L’opération de rappel en cours concerne effectivement une vérification de la tuyauterie de frein des véhicules, réalisée suite à l’aménagement de la cellule du fourgon. D'après les responsables de la marque, l’ensemble des clients potentiellement concernés, en France comme à l’Export, ont été contactés par courrier direct sur les collections situées dans la période identifiée. Le réseau de distributeurs a également été averti de cette action de rappel et des vérifications à effectuer.
Qui est concerné ?
Les propriétaires concernés ont été ou seront prévenus par courrier recommandé. Reste les véhicules revendus en seconde main et parfois difficilement traçables, mais qui, logiquement, repassent régulièrement chez les concessionnaires qui pourront mettre en garde leurs utilisateurs.
Comment réagir ?
En cas de réception du courrier d’avertissement, ou bien si votre véhicule fait partie de la plage de production visée, il convient de prendre rendez-vous chez un concessionnaire. Celui-ci procédera à une inspection visuelle (quelques dizaines de minutes) pour contrôler la conformité de votre fourgon. En cas de réparation nécessaire, l’intervention est, bien sûr, gratuite, mais nécessitera une immobilisation de une à plusieurs journées du véhicule. Cette campagne de rappel demeure ouverte jusqu’à ce que tous les véhicules concernés aient été traités. À ce jour, aucun incident n’a été identifié lors de l’utilisation des véhicules du groupe. De plus, tous les essais réalisés sur les pièces concernées n’ont révélé aucune rupture ni perte d’efficacité du système de freinage.