Quels sont les avantages du châssis AL-KO pour camping-car ?

A en croire les brochures sur papier glacé et les vendeurs en concession, le châssis AL-KO serait la panacée pour qui souhaite un camping-car sûr, confortable et pratique. Tout le monde, en somme. Reste que facturé plus de 5 000 € l’option, l’hésitation est permise…

  • Châssis AL-KO sur cabine Fiat © AL-KO
  • Châssi AL-KO double essieu © AL-KO
  • Liaison cabine Fiat-châssis AL-KO © AL-KO
Châssis AL-KO sur cabine Fiat © AL-KO
Châssi AL-KO double essieu © AL-KO
Liaison cabine Fiat-châssis AL-KO © AL-KO

Avant toute chose, il faut savoir ce qui se cache derrière l’appellation « châssis AL-KO ». Il s’agit d’un châssis développé par la société AL-KO. Prévu pour être associé, par boulonnage, à la cabine du porteur, il remplace la plateforme d’origine. Construit en acier très résistant, galvanisé à chaud, il se présente sous la forme d’un assemblage de profilés en C : deux longerons longitudinaux principaux associés à des traverses, à l’image des châssis-échelle des poids-lourds. Concernant l’essieu (il peut y en avoir jusqu’à trois), il est à roues indépendantes, la suspension étant assurée par des barres de torsion couplées à des amortisseurs.

Quels sont les avantages du châssis AL-KO ?

Le poids

La construction du châssis AL-KO est particulière. Bien que l’acier utilisé soit résistant, donc relativement lourd, l’ensemble est annoncé comme plus léger d’une centaine de kilos que celui d’origine. Grâce à des crevées pratiquées à espace régulier, la masse totale reste contenue, ce qui permet de favoriser la charge utile. Un bon point sur les camping-cars les plus grands, donc les plus lourds.

L’abaissement du centre de gravité

La plupart des châssis AL-KO sont surbaissés (-14 ou -20 cm), mais c’est surtout la possibilité, du fait de leur structure en échelle, de pouvoir installer certains équipements (réservoirs, chauffage). De même, AL-KO est capable de fournir du sur-mesure aux constructeurs de camping-cars (longueur, largeur, positionnement des traverses, taille et hauteur de la soute…), leur permettant d’optimiser au maximum l’implantation des différents éléments techniques. Au profit du centre de gravité, donc, mais également de la répartition des masses entre les essieux avant et arrière, ainsi que par rapport aux côtés du véhicule. Avec une influence notable sur la tenue de route.

Une voie arrière élargie

Sur les châssis AL-KO, la voie arrière, la distance entre les deux roues, est plus importante que sur les châssis d’origine des constructeurs : jusqu’à 2 100 cm (contre 1 810 d’origine pour les Fiat Ducato, Citroën Jumper et Peugeot Boxer). Un gage de stabilité bénéfique à la tenue de route, mais également bienvenu en cas de vent latéral ou au moment de doubler (ou de sa faire dépasser) par un poids lourd.

La possibilité d’un double-plancher

Bien sûr, en pensant double-plancher, on imagine tout de suite quantité de rangements aussi bien accessibles de l’extérieur que par des trappes dans le plancher. L’intérêt est ici évident, mais il existe un deuxième avantage au double-plancher : l’isolation. En effet, cette lame d’air coincée entre deux parois ralentit les échanges thermiques, permettant de conserver plus facilement la cellule chaude ou fraîche. De quoi faire quelques économies.

Quelles sont les inconvénients ?

Le prix

Opter pour un châssis AL-KO, c’est, au bas mot, se délester de 5 000 € supplémentaires. Une somme rondelette qui, en elle-même, donne à réfléchir et à peser le pour et le contre.

Proche de la route, voire un peu trop

Pour les versions les plus rabaissée (22 cm), la garde au sol peut devenir problématique dans certaines conditions : dos d’âne un peu trop prononcé, dénivelé accentué… Sans compter que, parfois, certains éléments mécaniques, comme l’échappement, ou technique, comme le système de vidange, peuvent être placés encore plus bas. Attention donc.

Faut-il se laisser tenter ?

Clairement, si le tarif n’est pas un problème pour vous et que les avantages que nous avons listés vous paraissent déterminants, n’hésitez pas. Sachez cependant que si vous ne pouvez pas vous l’offrir, vous ne devrez pas pour autant vous satisfaire d’un camping-car plus standard. Si l’aspect pratique d’un double-plancher est évident, on peut très bien vivre sans, et la tenue de route des véhicules sur châssis d’origine n’a rien de problématique (la voie arrière des châssis ''spécial camping-car'' Fiat Ducato est de 1,89 m) et il y a fort à parier que beaucoup ne sentent pas vraiment la différence sur ce chapitre.

 

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