Quelle base choisir pour un fourgon aménagé ?

Tour d'horizon des principales bases.

Fiat Ducato

Le Fiat Ducato, présenté en 2006 et profondément restylé en mai 2014, reste la base privilégiée des aménageurs de fourgons. La motorisation est confiée à deux blocs, le 2.0 Multijet de 115 ch et le 2.3 décliné en trois niveaux de puissance : 115 ch, 130 ch (le plus répandu), 150 et 177 ch, ces deux derniers faisant appel à un turbocompresseur à géométrie variable. Pour répondre aux exigences de la norme de dépollution Euro 6, Fiat utilise, et il est le seul, un piège à Nox (oxydes d’azote). Il dispose également d’aides électroniques à la conduite : ABS, ESP, répartiteur électronique de freinage… En option, le 2.3, quelle que soit sa puissance, peut être équipé d’une boîte de vitesses robotisée, c’est-à-dire une boîte manuelle sur laquelle est greffé un « robot » chargé de passer les vitesses à votre place, baptisée Comfort-Matic. Cette dernière apporte sérénité au volant et peu même influer de façon positive sur la consommation. Pprès d’un quart des acheteurs de camping-cars sur Ducato se laissent séduire malgré un surcoût de 1 750 à 2 000 €. Depuis mi-2017, le Ducato peut également recevoir une transmission intégrale signée du spécialiste français Dangel.

 

Citroën Jumper / Peugeot Boxer

Autrefois fournisseur de porteur privilégié des amateurs de camping-cars, le groupe PSA Peugeot-Citroën revient aujourd’hui en force sur le marché, très majoritairement avec le Jumper de la marque aux chevrons. Une tendance amorcée par Pössl, qui laisse le choix entre Fiat et Citroën (sans compter Peugeot sur le seul Summit 600 Plus). En 2016, c’est Elios qui bridait l’intégralité de sa gamme sur Jumper (exception faite du fourgon à toit relevable Vario Camp). Fabriqué sur les mêmes chaînes de montage de l’usine Sevel Sud des Abbruzes, en Italie, que le Fiat Ducato, les français se différencient de l’italien par leur motorisation. Cette dernière est assurée par un bloc quatre-cylindres de 2 litres à injection d’AdBlue fabriqué dans l’Est de la France (Tremery) et disponible en trois puissances : 110, 130 et 160 ch. Niveau équipement, les Boxer/Jumper ne font pas d’impasse ; antidérapage ESP, antipatinage, aides au freinage d’urgence et au démarrage en côte, airbag conducteur… Autre bonne nouvelle, PSA a décidé de créer des assistances et extensions de garantie spécifiques pour les camping-caristes. En revanche, ni l’un ni l’autre ne propose de transmission automatique.

 

Citroën SpaceTourer / Peugeot Traveller

Commercialisés depuis mars 2016, les jumeaux Citroën SpaceTourer et Peugeot Traveller viennent remplacer les Jumpy et Expert VP. Ils conservent cependant cette appellation en VU. Ils sont fabriqués dans l’usine PSA Sevel Nord près de Valenciennes (59). Modernes et affichant un faciès nettement plus automobile que leurs prédécesseurs, ils n’ont pas tardé à séduire quelques aménageurs de fourgons ultracompacts à toit relevable comme Stylevan, avec son 3005, et Iroise sur base Peugeot ou encore Campster sur base Citroën, qui est devenue une marque à part entière cette année. Disponibles en trois longueurs (4,61 m, 4,96 m et 5,31 m), les clones français disposent de deux blocs BlueHDi (injection d’AdBlue) chacun déclinés en deux puissances. Nous retrouvons donc le 1.6 BlueHDi en 95 et 115 ch et le 2.0 du même métal en 150 et 180 ch. Tous disposent du système Stop & Start. La boîte robotisée ETG6 est disponible en option sur le 95 ch et est fournie de série sur le 180 ch.

 

Renault Trafic

Le nouveau Trafic, commercialisé depuis juin 2014, a été élu Utilitaire de l’année en 2015 par l’hebdomadaire L’Argus. Un titre amplement mérité tant la conception de l’engin s’est apparentée à celle d’une voiture particulière : confort et position de conduite dignes d’un monospace, habitabilité généreuse, insonorisation soignée… Pas étonnant que les spécialistes du fourgon aménagé ultracompacts se soient penchés sur son cas. La motorisation est assurée par un 1.6 dCi dernière génération (AdBlue), proposé en quatre niveaux puissance. Le petit 95 ch (260 Nm) n’est pas proposé, les aménageurs lui préférant les 120 ch (300 Nm, 125ch (320 Nm) voire le 145 ch (340 Nm). Le tableau de bord intègre, suivant la finition choisie, le système multimédia R-Link Evolution et sa tablette tactile. Il est fabriqué, ainsi que ses clones Nissan NV300, Opel Vivaro et Fiat Talento (également utilisés par certains aménageurs) dans l’usine de Sandouville (Seine-Maritime). A noter, cette année, l’apparition au catalogue Renault du Trafic Spaceclass Escapade avec une banquette transformable en couchage.

 

Renault Master

Les fabricants de camping-cars proposant le Renault master comme porteur se comptent sur les doigts d’une main. Dans la catégorie des fourgons aménagés, on ne le retrouve que chez le français Font Vendôme. Pourtant, le porteur Renault ne démérite pas, avec ses aides électroniques à la conduite (aide au démarrage en côte, contrôle électronique de trajectoire ESC avec contrôle de charge adaptatif…) et son offre mécanique complète composée d’un 2.3 dCi décliné en quatre niveaux de puissance allant de 110 à 170 ch, en passant par la déclinaison 145 ch et, bien sûr, la 130 ch (avec son couple de 340 Nm dès 1 500 tr/mn), version plébiscitée sur les camping-cars.

 

Volkswagen Transporter

Ce nouveau Transporter, baptisé T6, ne bouscule pas les habitudes. Il conserve une ligne proche du modèle qu’il remplace, quelque peu modernisée et virilisé par des arêtes plus vives et de nouveaux feux de jour à leds. Il est disponible en deux longueurs (4,90 m ou 5,30m) et se décline en trois motorisations diesel TDI de 102, 150 et 204 ch. Toutes sont équipées du système « stop & start » et peuvent recevoir, en option, la boîte de vitesses robotisée à double embrayage DSG ainsi que la transmission intégrale 4Motion. Le T6 embarque également une panoplie complète d’aides électroniques à la conduite et à la sécurité qui peut encore être agrémentée du régulateur de vitesse adaptatif ou d’un système anticollision, entre autres… Si Volkswagen propose à son catalogue une déclinaison fourgon aménagé baptisé California, de multiples marques, comme Westfalia (aménageur historique des « combi » VW), JCG Création ou Stylevan, ont également inclus le T6 dans leur gamme.

 

Volkswagen Crafter

Dévoilé début 2017 et sacré Utilitaire de l’Année par le jury de L’Argus (dont Camping-Car Magazine fait partie) quelques mois plus tard, le nouveau Crafter ne désorientera pas les habitués et avoue un air de famille marqué avec le T6. Il est proposé en trois longueurs (5,98, 6,83 et 7,38 m) et reçoit le 2.0 TDi de 102, 122, 144 ou 177 ch. Traction, propulsion ou intégral, il laisse le choix entre les transmissions. Pour l’instant, seul Westfalia l’a inscrit à son catalogue pour son nouveau Sven Hedin. En attendant la version définitive du Boxdrive Saint & Sinner de Knaus et du California XXL signé VW.

 

Mercedes Vito

Dans le catalogue Mercedes, le Vito se décline en fourgon aménagé très premium, le Marco Polo. Mais nombre d’aménageurs en ont également fait leur base pour des véhicules de loisirs ultra-compact à toit relevable, et souvent ultra-luxueux. Il en va ainsi de Westfalia, Hanroad ou Stylevan. Il faut dire que le « petit » Mercedes ne manque pas d’arguments avec un vaste panel de motorisations 1.6 ou 2.2 diesel, développant de 88 à 190 ch. Autre point fort, le Vito est le seul à proposer les trois types de transmission : traction (sur 88 et 114 ch), propulsion (à partir de 136 ch) ou intégral (option sur les modèles propulsion). Il se décline en trois longueurs (4,89 m, 5,14 m et 5,37 m) réparties sur deux empattements. Pour en terminer au niveau mécanique, il peut également profiter de l’excellente boîte automatique à sept rapports 7G-Tronic plus. Comme de coutume chez le constructeur teuton, l’arsenal sécuritaire est particulièrement fourni (ESP dernière génération, stabilisation en cas de vent latéral…).

 

Mercedes Sprinter

Fidèle à la propulsion, le Mercedes Sprinter est peu répandu dans le monde du camping-car, et encore plus sur le segment du fourgon. Ses mécaniques développent 105, 120 ou 140 ch et son arsenal sécuritaire est impressionnant (ESP, ABS, antipatinage, aide au démarrage en côte, systèmes de contrôle du tangage et de compensation de vent latéral…). En fourgons, on le retrouve uniquement chez deux constructeurs allemands, La Strada (Régent et Nova) et CS-Reisemobile (intégralité de la gamme).

 

Ford Transit

Remanié esthétiquement en 2014, le Ford Transit affiche aujourd’hui une réelle personnalité avec sa calandre à « l’américaine », inspirée des voitures de la marque. Dans la cabine, c’est également l’influence automobile qui a prévalu, avec une présentation flatteuse qui n’est pas sans rappeler les Focus ou Mondeo et un équipement de série plutôt complet (régulateur de vitesse, climatisation…) et une panoplie de garde-fou électroniques satisfaisante (antidérapage ESP, antipatinage, antiblocage des roues ABS…). Mécaniquement, Ford a profité du récent passage à la norme Euro 6 pour troquer l’ancien 2.2 Duratorq pour un moderne 2.0 quatre-cylindres à injection d’AdBlue décliné en trois niveaux de puissances : 105 ch pour 360 Nm, 130 ch pour 385 Nm et, enfin, 170 ch pour 405 Nm. A noter qu’une transmission automatique à 6 rapports est apparue à l’occasion de cette collection 2018. Pourtant, cette base réussie a disparu des catalogues des aménageurs. Seul moyen aujourd’hui de s’offrir un fourgon aménagé sur le Transit, se rapprocher d’un aménageur faisant du sur-mesure.

 

Ford Transit Custom

Baptisé Custom, ce Transit court (4,97 m et 5,34 m contre 5,53 m minimum pour le Transit « tout court » pourtant plus long) est particulièrement bien adapté à la catégorie des fourgons à toit relevable. Comme son grand frère, il a pour lui un tarif light et propose les mêmes blocs moteur : 2.0 TDCi (AdBlue) de 105, 130 ou 170 ch. L’équipement de série est également bien fourni (ABS avec répartiteur de freinage, antidérapage ESP, aide au démarrage en côte…) et la présentation inspirée des automobiles de la marque. Quant au comportement routier, il est proche de celui d’une berline, c’est-à-dire excellent pour ce type de véhicule. Campérêve a été le premier à l’intégrer à son catalogue avec le Cap Land, rejoint cette année par le Cap Coast et, chez Dreamer, le Cap fun. Restylé début 2018, il a gagné en séduction mais côté mécanique, pas de modification si ce n’est l’apparition ‘une boîte de vitesses automatique en option.

 

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