A l’aube des seventies, la liberté sur la route est synonyme de VW Combi. Il est partout : sur les plages, dans les festivals, sur les routes de l’Ouest américain à Katmandou. Mais le Volkswagen accuse alors déjà 20 ans et avoue quelques limites: une architecture ancienne, un design devenu familier, une conception qui peine à évoluer. Curtis Brubaker et ses acolytes Todd Gerstenberger et Harry Wykes ont une idée audacieuse : conserver l’ADN du Combi — simplicité, modularité, convivialité — tout en le projetant dans le futur et en s’inspirant des buggys, ces véhicules de plage conçus sur la base de la Volkswagen Coccinelle.
Des dessous de Coccinelle
Le Brubaker Box reprend ainsi la même base mécanique, châssis et moteur… tout comme le Combi lui-même. Mais la comparaison s’arrête là visuellement. Sa carrosserie monovolume en fibre de verre, aux lignes nettes et anguleuses, rompt avec les formes arrondies du Combi. Plus compact, plus bas, la Brubaker Box donne l’impression d’un Combi dessiné par la science-fiction des années 70. véhicule de loisirs idéal pour Buck Rogers ou Flash Gordon !
Un van à la sauce '70
À l’intérieur, l’espace est pensé pour la vie à bord : circulation fluide, banquettes transformables, surfaces faciles à vivre. Le Brubaker Box n’est pas un simple utilitaire, mais un lieu de détente mobile, conçu pour prolonger la philosophie du van de loisirs chère à Volkswagen : voyager léger, s’arrêter quand on veut, vivre la route.
Produit à très peu d’exemplaires, le Brubaker Box n’aura jamais la carrière commerciale du Combi.
En effet, Brubaker fait faillite en 1972 et quelques investisseurs reprennent la fabrication à leur compte. Le plus connu, et le plus pérenne, restant Automecca qui produira quelques Brubaker Box sous le nom de Sports Vans, et c’est l’un de ces exemplaires (vendu aux enchère 43 000 $ fin 2025) qui illustre cet article. Mais ce van futuriste reste une interprétation radicale, presque expérimentale, du combi du futur tel qu’imaginé dans les années 1970.