Une pétition pour empêcher l'installation de nouveaux radars

La politique des différents gouvernements visant à sécuriser le réseau routier français passe, depuis 2002, par l'installation de radars fixes. Mais pour l'association "40 millions d'automobilistes", cette mesure, qui touche aussi les camping-cars, cherche plus aujourd'hui à faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat qu'à lutter contre les incivilités routières. Elle invite donc les usagers de la route à signer une pétition.

Le 18 décembre 2002, le Comité interministériel de la sécurité routière annonçait la mise en place d’un système de « contrôle et de sanction automatisés » au bord des routes. Cette décision a été prise à la suite de la déclaration du président de la République de l'époque, Jacques Chirac, qui souhaitait marquer son quinquennat "par trois grands chantiers, mais qui ne sont pas de pierre". A commencer par "la lutte contre l’insécurité routière", le président annonçant être "horrifié par le fait que les routes françaises sont les plus dangereuses d’Europe".

Le 27 octobre 2003, le premier radar de « vitesse fixe » était inauguré à La Ville-du-Bois dans l’Essonne sur la RN 20. Depuis, le nombre de radars a connu une croissance exponentielle. Une mesure qui, selon les statistiques, a effectivement contribué à réduire la vitesse des automobilistes et donc faire chuter le nombre des victimes sur les routes.

Aujourd'hui, la France, selon l'association 40 millions d'automobilistes est devenue LE catalogue des radars en tous genres ! Et ce n'est pas fini...

Après les radars fixes, radars discriminants, radars mobiles, voitures-radars, radars chantiers, radars tronçons, radars tourelles, voici maintenant les mini-radars tourelles.

Installés dans un premier temps dans les agglomérations de Montpellier et Montbéliard, pour une phase d’expérimentation de 6 mois, ces mini-radars tourelles vont venir augmenter encore le nombre d’appareils de contrôle-sanction automatisés. Ils sont aussi d'une efficacité redoutable. Ces petits appareils peuvent être installés sur le mobilier urbain et, au besoin, être régulièrement changés de place. Et s'ils deviennent ainsi quasi invisibles, eux sont capables de voir beaucoup de choses :

  • non-port de la ceinture de sécurité,
  • usage du téléphone au volant,
  • passage au feu rouge,
  • et bien sûr, dépassement de la vitesse réglementaire.

Considérant que "les chiffres des dernières années ont démontré que les radars avaient atteint leurs limites en matière de sécurité routière", l'association 40 millions d'automobilistes dénonce "l'expérimentation de ce énième dispositif de contrôle-sanction automatisé de la vitesse..." Ces nouveaux radars tourelles "relevant purement de la pompe à fric".

"40 millions d'automobilistes" appelle donc à signer une pétition accessible ICI pour tenter de bloquer l'installation de ces nouveaux radars.

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