Découvrez le super essai du camping-car profilé Chausson X650 Exclusive Line

Chausson aborde la saison 2024 sur les chapeaux de roues. La marque étoffe sa gamme X avec un modèle novateur. Camping-Car Magazine a pu essayer le X650.

 

Souvenez-vous, en janvier 2021, Chausson créait l’événement en dévoilant une nouvelle ligne de camping-cars baptisée X. Cette appellation n’avait rien d’anonyme. Il s’agissait de montrer le croisement – symbolisé par cette lettre X – entre l’univers des profilés étroits et celui des fourgons. En gros, Chausson développait une nouvelle catégorie de camping-cars capable de répondre à la demande des utilisateurs qui hésitaient entre une cellule et un van.

La marque a visé juste puisque le succès a été immédiat. Mieux encore, le nombre de ventes enregistrées a été nettement plus élevé que celui des prévisions. Malheureusement, la dynamique a été stoppée par les difficultés d’approvisionnement en porteurs Fiat Ducato du groupe Stellantis. Confronté à un manque de châssis, Chausson a dû interrompre, en cours de saison, la commercialisation du X550. Mais le constructeur ardéchois n’a pas baissé les bras. Il savait que ce coup d’arrêt forcé allait, un jour ou l’autre, se transformer en renaissance. En tout cas, il a tout fait pour cela. Notamment en étoffant cette gamme.

Après de longs mois d’attente, nous avons enfin pu découvrir le X650, produit « totalement unique sur le marché », comme nous l’ont précisé les cadres de Chausson. Et nous n’avons pas été déçus.

Côté design, le 650 conserve tous les attributs qui ont fait le succès de la gamme X, à savoir une fine silhouette générée par une cellule étroite, une casquette en polyester renforcé joliment profilée, et une face arrière flanquée d’un bouclier central tout en relief… Sans oublier la double teinte de carrosserie blanche et noire. Bref, le X650 détonne une nouvelle fois avec les modèles concurrents. On aurait pu penser que ce modèle soit une pâle copie du X550. Mais on aurait alors oublié l’esprit imaginatif des hommes de Trigano VDL qui conçoivent les Chausson et les Challenger. Attardons-nous donc, dans un premier temps, sur l’extérieur de ce profilé. Long de 6,36 m, large de 2,10 m et haut de 2,75 m, il rappelle des cotes de la version fourgon des grands Fiat Ducato. De toute évidence, Chausson confirme vouloir jouer les trouble-fêtes sur le marché du fourgon aménagé.

Une habitabilité étonnante

Toutefois, pour se démarquer de ce secteur, le constructeur avance plusieurs arguments chocs, dont l’habitabilité remarquable du véhicule et les innovations dont il est bardé. Au niveau de l’implantation, rien à redire. Une fois franchie la porte de la cellule, on accède à un vaste salon muni de banquettes latérales en vis-à-vis, des sièges de cabine pivotants et d’une table centrale. Rien d’extraordinaire… A priori, il s’agirait du même living que celui du premier X. Mais en y regardant de plus près, on constate qu’une évolution majeure a été apportée. En effet, une baie latérale a été intégrée sur le côté droit (à côté de la porte cellule). Cette ouverture apporte de la lumière naturelle et offre une vue dégagée sur l’extérieur, notamment pour le passager arrière durant les phases de roulage.

Car le X650 est un quatre places carte grise. La disposition des banquettes crée une belle sensation d’espace malgré l’étroite largeur intérieure (inférieur à 2 m) et une hauteur sous pavillon réduite à 1,89 m à cause du lit, couchage principal du véhicule. Animé par un moteur électrique, celui-ci s’abaisse rapidement et dévoile un matelas de 140 x 190 cm. Pour un usage à deux, il faut l’abaisser à son plus bas niveau pour en faciliter l’accès. Mais si l’on voyage à quatre, on placera le lit à mi-hauteur pour profiter du lit de dînette de 140 x 190 cm (74 cm sous barrot).

 

 

SDR, késako ?

Si l’avant du X650 est quasi similaire à celui du X550, il en est tout autre pour la partie arrière. En effet, les ingénieurs de chez Chausson ont apporté de nouvelles idées et modifié plusieurs éléments du X550, qui faisaient l’objet de quelques critiques. Notamment, l’absence de soute garage. Il fallait donc, pour transporter des bicyclettes dans le X550 (long de 5,99 m, rappelons-le), installer un porte-vélos. Sur ce point, les fourgons étaient avantagés. Chausson avait alors obligation de réagir en prenant en compte cette problématique de rangement. C’est pourquoi la marque a créé un concept totalement inédit : le Smart Dressing Room (SDR). Cette suite d’anglicismes peut être traduite en français par “petit placard à vêtements”. En fait, ce volume sert à plusieurs usages. Un caisson mobile, coulissant de bas en haut à l’aide d’un moteur électrique, permet d’obtenir un garage à vélos ou une immense penderie qui peut aussi faire office de vestiaire – dans lequel il est possible d’évoluer. On peut ainsi y accéder depuis l’intérieur par une porte coulissante. Le garage est, quant à lui, accessible de l’extérieur par un grand portillon. Mais attention, quand le caisson est abaissé, ledit garage est inexploitable. Il faut donc relever l’ensemble pour pouvoir entreposer deux bicyclettes en les positionnant tête-bêche. Un petit exercice façon Tetris qui, à force, se réalise bien.

La cuisine est un bloc droit dans lequel sont encastrés le réchaud deux feux et l’évier en Inox. Ces deux éléments ont été disposés de manière à générer un plan de travail sur la partie gauche. Celui-ci est petit, certes, mais il a le mérite d’exister. Le grand réfrigérateur de 150 l (avec freezer intégré) a été installé entre le dressing et la paroi de la salle d’eau.

Dans le compartiment sanitaire, Chausson exploite le même système Vario que celui qui se trouve dans la salle d’eau des profilés de la série S (sur Ford Transit). Le cabinet de toilette peut ainsi se transformer en douche, en faisant pivoter simplement une paroi articulée. Un système éprouvé qui permet d’optimiser l’espace. D’ailleurs, sur le registre gestion de l’espace, le X650 est épatant, compte tenu de son gabarit (6,36 m de long).

 

Résultat des courses

Sur route, le caractère fourgon nous met immédiatement à l’aise. Quel que soit le type de route sur laquelle on circule, le X650 se pilote comme une grosse berline. Nous l’avons éprouvé en empruntant les départementales de moyenne montagne, de la Drôme provençale, en direction des cols des Baronnies. Nous avons enchaîné les virages en épingle avec joie et sans la moindre crainte.

La motorisation 2,2 l de 140 ch s’est montrée à la hauteur pour affronter cet enchanteur terrain de jeu. Au cours de cet itinéraire de 450 km, la mécanique ne s’est pas montrée trop gourmande en carburant puisque nous avons relevé une consommation moyenne de seulement 9,8 l/100 km, soit l’équivalent de celle d’un fourgon. Concluons par le budget. Pour le lancement du X650, Chausson le propose au prix de 74 990 €, uniquement en série limitée Exclusive Line, laquelle intègre une dotation standard complète. Le véhicule récupère le régulateur/limiteur de vitesse, le système Traction+, les jantes alu 16 pouces, la calandre noire, le pare-chocs peint, la porte cellule avec baie et moustiquaire, le skyview… Et pour un peu moins de 4 000 €, la dotation des deux modèles de la série X peut s’améliorer d’un pack Accessoires, constitué des stores extérieurs, d’un panneau solaire, des rideaux d’occultation de la cabine, de la dînette convertible… Un pack dont il sera difficile de se passer, compte tenu des prestations offertes par les accessoires qui le composent.

Découvrez le véhicule en vidéo :

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