Le constat n'est plus vraiment une surprise, mais les chiffres de 2026 le confirment : le véhicule de loisirs n'est plus perçu comme un pis-aller face à l'avion. C'est un choix assumé, motivé par des raisons économiques, pratiques et environnementales qui se renforcent mutuellement. C'est ce que révèlent plusieurs études menées par des acteurs forts de notre marché.
Le budget d'abord
Avec un budget moyen de vacances stagnant autour de 1 686 €, la pression sur les ménages est réelle. Le camping-car répond à cette contrainte en regroupant transport, hébergement et restauration dans un coût unique, sans frais de bagages ni de transferts. Face à la hausse continue des tarifs aériens, l'équation devient rapidement favorable, surtout pour les familles ou les séjours de plus d'une semaine.
"Le voyage commence dès le premier kilomètre. En 2026, nos utilisateurs ne cherchent plus seulement à atteindre une destination, ils cherchent à reprendre le contrôle sur leur temps et leur budget", résume Mathilde Poncelet, responsable marque chez Wikicampers.
Le coût du carburant reste une préoccupation réelle, avec un indice de préoccupation de 3,25/5 chez les Français interrogés par Camping-Car Park. Mais il ne freine pas les départs : 78,3 % des camping-caristes déclarent qu'ils partiront "certainement" cet été, selon le Baromètre des Intentions de Séjour 2026. Le budget quotidien moyen hors hébergement est légèrement en baisse à 39 € par jour et par personne, mais l'impact économique local du tourisme itinérant est estimé à 1,6 milliard d'euros sur la saison estivale 2026, en hausse par rapport aux 1,54 milliard observés en 2025.
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La liberté de l'itinéraire
L'avion fige une destination. Le camping-car ou le van permet de la modifier en temps réel selon la météo, les envies ou une bonne recommandation croisée sur une aire. C'est une flexibilité que les voyageurs valorisent de plus en plus, dans un contexte où l'instabilité géopolitique rend certaines destinations incertaines jusqu'au dernier moment. Les tendances 2026 confirment aussi une mobilité plus lente : les séjours s'allongent, le rythme ralentit, et l'attrait pour les territoires nature se renforce.
Côté destinations, la Bretagne reste la région la plus attractive, devant la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie. Et la désaisonnalisation se confirme : septembre s'impose comme le mois favori avec 73,3 % d'intentions de séjour, loin devant les pics de juillet-août.
L'argument environnemental
Pour 45 % des Français, l'impact environnemental est désormais un critère de choix décisif dans l'organisation des vacances. Le tourisme de proximité en véhicule de loisirs répond à cette attente : 61 % des Français choisissent l'Hexagone pour leurs congés, ce qui réduit mécaniquement l'empreinte carbone liée aux longs courriers. Le véhicule de loisirs irrigue par ailleurs les territoires ruraux et les commerces locaux, loin de la saturation des grands hubs touristiques.